Épisode 1413 :
Nous sommes début janvier et comme chaque année Instagram s’est transformé en immense album photo collectif. Des photo dumps partout. Vingt slides. Des souvenirs. Des bilans d’année racontés sans texte ou presque.
Dans mon feed les photodumps s’enchaînent. Créateurs. Freelances. Indépendants.
Tout le monde y est passé. Tout le monde sauf les marques. Et ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas parce que le format ne marche pas. C’est parce qu’il est mal compris.
Aujourd’hui on va parler de ce format bien trop cool que les marques regardent encore de loin.
—
Photodump = contenu « considération » par excellence
On parle beaucoup de reach. De viralité. De nouveaux abonnés.
Mais la majorité des contenus publiés par les marques et les créateurs ne touchent pas des inconnus.
Ils touchent des gens déjà exposés. Des abonnés. Des viewers récurrents. Des audiences tièdes.
Et c’est précisément là que le photodump devient stratégique.
Le photodump ne sert pas à recruter
C’est un format pensé pour les audiences déjà exposées à la marque.
Le photodump n’est pas un format top funnel.
Il n’est pas fait pour attirer. Il est fait pour entretenir une relation.
Le photodump fonctionne par accumulation de petits signaux.
Une équipe. Un moment off. Un détail du quotidien. Un événement interne.
Ce sont des contenus qui prennent de la valeur uniquement si l’audience a déjà un minimum de contexte. C’est exactement la logique du middle funnel. On ne cherche plus à capter l’attention.
On cherche à installer de la familiarité.
Dans un funnel classique, le milieu est souvent le parent pauvre.
Photodump = contenu middle funnel par excellence
Le middle funnel sur Instagram, c’est la zone “know / like / trust” : on ne parle plus de découverte froide, on nourrit la relation avec une audience qui sait déjà vaguement qui tu es, mais qui n’est pas encore prête à acheter ou à s’engager très fort.
- aujourd’hui beaucoup de comptes insta sont blindés en formats ou en contenus top of funnel (Reels pour la portée, contenus viraux) mais sous‑investis en middle funnel, alors que c’est ce contenu qui active l’audience existante, fait remonter l’engagement et “rappelle” à l’algorithme à qui montrer le compte.
- Le photodump, C’est le format idéal pour nourrir la relation avec une audience qui te connaît déjà, sans être ultra engagée. Le middle funnel est souvent négligé au profit du top funnel (Reels, viralité). Or, c’est là que se joue la fidélisation : valeurs, coulisses, usages réels…
Pas assez spectaculaire pour la notoriété. Pas assez orienté business pour la performance.
Et pourtant. C’est là que se joue la préférence de marque. La confiance. L’attachement.
—
Pourquoi le photodump retient mieux l’attention que beaucoup de vidéos
Chaque slide est une micro-promesse. L’utilisateur décide de rester.
Une attention volontaire, pas imposée par l’autoplay.
L’utilisateur décide de rester.
C’est subtil mais crucial. Quand tu swipes dans un carousel, c’est un acte volontaire. Ce n’est pas l’autoplay qui décide pour toi. C’est toi qui choisis. Et ce choix—ce geste physique de « je veux en voir plus »—envoie un signal super fort à l’algorithme. « Cette personne n’est pas juste passée par là, elle a vraiment voulu voir le contenu. »
Si les Reels gagnent sur la reach (portée brute, découverte).
Les carousels gagnent sur l’engagement, la qualité d’attention et les enregistrements.
—
Le photodump comme outil de branding culturel
Ce format envoie un signal.
Quand tu crées un photo dump en 2025, tu dis implicitement : « On connaît les codes. »
C’est une déclaration. Les marques trop corporates ne font pas de photo dumps. Les marques qui font du photo dump ont compris quelque chose : la plateforme, les usages, les codes. C’est un signal de modernité.
–
Un format qui valorise l’existant plutôt que la production
En 2025, tu as déjà de tonnes d’assets. Des photos de produits. Des photos de team. Des moments coulisse. Des événements. Des shoots qu’on a jamais vraiment utilisées.
Le photodump transforme des assets dormants en contenu performant.
Les marques qui gagnent en 2025 ne sont pas celles qui créent le plus. Ce sont celles qui sont les plus intelligentes avec ce qu’elles ont. Et le photo dump est l’outil parfait pour ça.
Carousels :
- 30-60 minutes de création en moyenne
- Réutilisation d’assets existants possible
- Pas de compétences vidéo nécessaires
Reels :
- Min 4 heures de production (tournage + montage + son)
- Compétences vidéo + présence caméra + veille audio tendances

