Épisode 834 : Vous avez forcément entendu parler de ce joyeux bordel. B2O qui ne renonce jamais à du buzz et de la pub gratuite, a décidé depuis plusieurs mois de devenir le justicier, le Zorro, le Robin des bois de l’influence marketing.
Il a pris en grippe avec ses 5,7 millions de followers sur Twitter Magali Berdah, à la tête d’une agence d’influence marketing qui s’occupent des personnalités sorties de télé réalité principalement.

Alors que se passe-t-il vraiment entre ce clash d’un côté, puis ensuite des enquêtes judiciaires qui se sont ouvertes, un dossier et la Une de Libération, ainsi qu’un reportage de Complément d’enquête, la célèbre émission d’investigation.

Booba façon clash de rap

À la fin du printemps, alors que les oiseaux ont déjà bien chanté, las de chercher des rappeurs a corrigé sur les réseaux sociaux Booba a décidé de s’attaquer à l’influence.

Sauf que comme dans tous bon Storytelling de Booba, il faut qu’il y est de la violence, des ennemis identifiés, et des enjeux quasi de vie ou de mort.

Alors sans rentrer dans tout ce sel qui assaisonne l’histoire mais plutôt pour analyser le fond, qu’est-ce que Booba a essayé de montrer ?

En gros le rappeur dénonce les dérives de l’influence marketing notamment lié aux stars de la téléréalité qui surfent notamment sur le drop shipping douteux, des arnaques au compte professionnel de formation (CPF), ou encore la promotion de sites de trading boursiers ou de crypto monnaie. Voir même parfois de paris sportifs.

Comme souvent avec Booba tout part d’un lien personnel avec un ancien ami, Marc Blata influenceurs, à qui il reproche d’avoir promu un projet de NFT qui serait une escroquerie.

Le ton monte entre les deux sur les réseaux sociaux, jusqu’au menace assez violente, pour que Booba décide d’attaquer tout le système.

Et puis Booba est allé chercher la tête d’affiche, Magali Berdah…

Magali Berdah et Shauna Event

C’est simple, elle c’est la boss du game dans l’influence marketing et la télé réalité.

On peut dire que son agence est leader français de l’influence marketing. On parle de 40 millions de CA.

Booba s’est alors acharné sur elle pour montrer qu’elle est à la tête de ce système.

Elle a très vite porter plainte pour harcèlement sur les réseaux sociaux car la communauté de Booba peut être très active et violente.

Mais Booba a aussi porter plainte et son avocat explique que d’après eux, on est bien sur quelque chose de systémique. Ce sont des fausses stars, qui obtiennent des faux comptes, pour vendre de faux produits. La seule chose qui est vrai c’est le préjudice pour le consommateur.

Même un hashtag de marque

Booba a même lancé le hashtag #Influvoleur

Pour que tout le monde puisse essayer de témoigner sur des abus de l’agence de Magali Berdah.

Il y a même une boîte mail qui a été mise en place. Plus de 300 déclarations auraient déjà été collectées. L’objectif est de présenter tous ces abus à la direction des fraudes.

Et il y aurait de nombreuses preuves sur le Dropshipping ou la promotion d’arnaque au CPF.

Booba une caisse de résonance

Peu importe les raisons de ce nouveau combat du duc de Miami, ça à permis de mettre le doigt sur une problématique dont d’autres s’emparent aujourd’hui.

Il a été un amplificateur, et le 29 juillet 2022 c’est libération qui s’empare de la problématique et qui sort un dossier sur les petites et grandes escroquerie de plusieurs stars sur les réseaux sociaux, en reprenant certaines choses dénoncé par Booba.

On a ensuite observé un renforcement des sanctions face aux arnaques et aux pratiques commerciales agressive, porté par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, et qui vise spécialement ces escroquerie en ligne.

Le ministre a d’ailleurs utilisé Twitter pour communiquer : « Les arnaques en ligne doivent cesser et le gouvernement est résolu à continuer à protéger les consommateurs français. C’est l’un des objectifs du projet de loi pouvoir d’achat. Nous voulons durcir les sanctions pénales contre les arnaqueurs avec des peines d’emprisonnement allant jusqu’à sept ans. La police judiciaire, les douanes et la DGCCRF seront particulièrement mobilisés. »

Jusqu’à ce que la semaine dernière l’émission Complément d’enquête sorte un numéro tourné au printemps dernier à la rencontre de ces influenceurs de Dubaï.

Complément d’enquête dénonce un système

Le reportage de Complément d’enquête nous apprend pas énormément de choses sur les influenceurs, et leur mode de vie à Dubaï.

On se rend compte qu’il ne se cache même pas de partir là-bas pour éviter la fiscalité française.

On découvre leur vie luxueuse depuis Dubaï.

Mais le reportage se concentre surtout et principalement sur Magali Berdah et Shauna Events.

On comprend alors qu’il y a un système plus large et plus réfléchi.

Shauna Events a été racheté par une multinationale qui s’appelle Banijai.

Et qui appartient à Stéphane Courbis. C’est une entreprise de divertissement. Dans cette société on remarque quel produit différentes émissions de télé de divertissement.

Elle va par exemple produire Koh-Lanta, les marseillais, les ch’tis, TPMP, autant d’émissions où l’on retrouve nos stars de la télé réalité qui sont ensuite des influenceurs dans l’agence de Magali Berdah.

On a donc là un écosystème qui s’est formé, avec des émissions qui offrent une notoriété à des personnalités, puis une agence qui exploite la notoriété de ses personnalités.

Le complément d’enquête montre aussi que le tri des marques avec lesquels les influenceurs travail est souvent pas très bien fait.

On retrouve effectivement des sites qui proposent des contrefaçons, on retrouve des promotions de NFT ou de sites de trading boursier, et même des scandales autour de médecine esthétique.

Est-ce alors la fin de l’influence marketing ?

Et bien ou bien au contraire.

C’est justement en se séparant de pratiques interdites, ou litigieuse que l’influence marketing va pouvoir être pérennisé.

Ce sont des personnes malintentionnées qui détournent ce modèle économique pour en abuser, avec de la fraude fiscale ou de la vente de Faux.

Cependant il existe énormément d’autres créateurs de contenu, qui vont être beaucoup plus transparents dans leurs placements de produits, plus en lien avec leur communauté, et qui vont toujours aussi bien fonctionner.

Lorsqu’on est une marque il est important de se faire accompagner pour justement déceler des leaders d’opinion des communautés auxquelles on s’adresse plutôt que d’acheter une audience potentiel d’un influenceurs. Pour ça il y a le social Ads.

En plus des faux abonnés ?

HypeAuditor a essayé de donner des proportions, pour des créateurs de contenu, d’abonnés et d’abonnés suspicieux.

On remarque que dans la vingtaine d’influenceurs choisis, qui sont tous issus du milieu de la télé réalité, on retrouve entre 20 et jusqu’à 45 % d’abonnés suspicieux.

Ça montre une qualité d’audience assez faible.

Reste à savoir si ses influenceurs attirent malgré eux des faux comptes ou des spammeurs ou si ils ont vraiment acheter des faux followers.

Conclusion

L’influence marketing va continuer à vivre à travers les créateurs de contenu.

Ce sont eux qui tirerons le meilleur de ce qu’il se passe aujourd’hui, puisqu’il n’offre pas une audience seulement à des marques mais du contenu de qualité et une parole qui compte en tant que KOL.

Ce joyeux bordel qui anime aujourd’hui l’influence, devrait permettre globalement de stopper les mauvaises pratiques.

Si la répression des fraudes s’empare de ce sujet cela devrait faciliter le travail de ceux qui sont honnêtes.

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