Épisode 873 : Ça ne nous a pas échappé, l’actualité du groupe Meta est très sombre et le géant semble vaciller… Mais est-ce que finalement ça ne serait pas un peu généralisé ??

Après la pandémie qui a permis de booster le chiffre d’affaires, les grands noms de la technologie traversent une période plus difficile où les cours de Bourse sont chahutés.

11 000 salariés licenciés chez Meta, les embauches gelées chez Amazon, Apple et Google. Est-ce la fin des GAFAM ? On décrypte tout ça ensemble.

La news est tombée il ya 10 jours.

Meta licencie 11 000 employés dans le monde

Cela représente 13% de ses effectifs globaux. Ca fait beaucoup et c’est surtout une première dans l’histoire du Groupe Facebook fondé en 2004.

Pourquoi ? Le navire est-il en train de prendre l’eau ? Qu’est-ce qui explique ce gigantesque dégraissage ?

Parmi les raisons qui expliquent cette vague de licenciement, Zuckerberg évoque les conséquences directes de la crise sanitaire

Meta comme tous les GAFAM a profité de la crise sanitaire et des confinements généralisés. Sans doute qu’il a péché par excès de confiance.

C’est en tout cas ce qu’il explique dans un communiqué à l’attention e ses équipes.

« De nombreuses personnes ont prédit qu’il s’agirait d’une accélération permanente qui se poursuivrait même après la fin de la pandémie. Moi aussi. Je me suis trompé »

Zuckerberg explique avoir sur investi dans Meta en pensant que l’accélération allait se maintenir après la crise de la COVID.

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Les géants de la tech ont pêché par excès de confiance

Les prédictions de croissance était un peu trop optimistes. Et les géants de la tech en paient le prix.

La guerre des talents à coûté cher à tout le monde

Avec la crise du Covid, la guerre des talents s’est intensifiée. Les profils rares, comme data scientist ou ingénieur mobile ont été chassé comme jamais. Tout le s’est mis à recruter à tour de bras et le coût des embauches a flambé.

C’est notamment ce qu’expliquait il y a 10 jours le patron de Stripe. La solution de paiement en ligne reconnait elle aussi avoir « trop embauché pour le monde dans lequel nous sommes actuellement »

Depuis un an, les chiffres du groupe Meta sont en bernes

Son bénéfice net a fondu de 52 % en un an et son action a perdue 70% en 1 an.

Le contexte économique et géopolitique global pèse sur les acteurs de la tech

La hausse du prix de l’énergie a fait mal. Quand tu dois faire tourner des serveurs et des bécanes H24 la moindre augmentation du prix de l’électricité se paie cash.

Il n’y a pas que Meta qui est touché. L’action d’Amazon a perdu 1.000 milliards de dollars en Bourse depuis le mois de juin. Passant de 1800 dollars à seulement 800 dollars. C’est ce qu’on appelle un cassage de gueule.

L’inflation mondiale a aussi contraint certains clients B2B à revoir à la baisse leur dépenses. Les investissements publicitaires des entreprises sont à la baisse.

C’est aussi le cas du côté des services de streaming B2C.

Pour le streaming par exemple, le nombre d’abonnements moyen d’un foyer américain est passé de 4 l’an dernier à 2 aujourd’hui.

Le business model de la publicité en ligne montre des signes de ralentissement

Depuis quelques mois déjà, le panier moyen de l’annonceur type baisse. Chez Meta, les annonceurs ont dépensé en moyenne 5 à 10 % de moins depuis le trimestre dernier.

Les annonceurs aussi comptent leur sous. En tout cas ils consacrent plus d’énergie à optimiser leur budgets publicitaires.

Meta a en outre perdu des milliards de dollars de revenus publicitaires en raison des changements apportés par Apple à son système d’exploitation mobile en 2021.

Le business modèle du groupe Meta repose essentiellement sur la publicité. Si le business se ressert de ce côté ça se sent.

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Meta paie aussi la vision de Zuckerberg sur le Metaverse

Alors que le groupe a investi massivement dans projet de Metavers, les actionnaires peinent à percevoir les résultats de ces efforts.

La division chargée du projet de Metavers, a coûté 15 milliards de dollars à l’entreprise l’année dernière.

Une vision à long terme qui coûte cher et fait flipper les actionnaires.

Les actionnaires attendent des réponses immédiates face à la baisse de la croissance

Gérer l’hyper croissance c’est compliqué. Il faut faire des paris et notamment accepté de prendre de l’avance pour aller vite. C’est ce que les acteurs de la tech on fait avec leurs investissements.

Mais dès que la croissance se ralentit, il faut agir sur les coûts pour rassurer très vite les investisseurs.

Et soyons clair aux US le levier numéro un pour faire baisser les coûts et rassurer c’est de dégager tout le monde. Rappelons qu’aux Etats Unis il est possible de licencier un salarié avec un préavis de seulement deux semaines.

Du côté de Meta, les annonces de Mark Zuckerberg semblent avoir déjà eu un effet rassurant chez les actionnaires. Après l’annonce du plan de licenciement, le prix de l’action de Meta a progressé de plus de 5 %. Cynique, sans doute.

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Alors est-ce que c’est la fin du géant Meta ?

Non.

On peut parler de crise de croissance mais certainement pas de fin de cycle.

En réalité, le chômage reste à un niveau historiquement bas dans la tech aux États-Unis. (Plus ou moins 2%)

Meta reste « loin de la faillite ». Le groupe continue à générer des sommes considérables et reste très très puissant.

Si l’âge d’or de Facebook semble désormais derrière nous, Meta joue sur plusieurs tableau. Instagram conserve une croissance forte, en nombre d’utilisateurs comme en monétisation. WhatsApp a une position hégémonique sur de nombreux marchés.

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