Épisode 240 : Les réseaux sociaux ont révolutionné la manière de faire de la politique. On ne fera plus jamais de la politique comme avant. La politique à la papa, c’est terminé comme dirait l’autre ! L’utilisation des médias sociaux en politique, notamment Twitter, Facebook et YouTube, a radicalement changé la façon dont les campagnes sont menées et la manière dont les électeurs interagissent avec leurs élus.

Les réseaux sociaux ont changé la politique et les campagnes électorales

Et le tout premier cas d’école et bien c’est le président Barack Obama. Il a été le premier homme politique à exploiter le pouvoir des médias sociaux au cours de ses deux campagnes couronnées de succès.

Anticipant le potentiel de ces nouveaux médias, Barack Obama a recruté dès 2007 des experts comme Chris Hughes, cofondateur de Facebook alors tout juste âgé de 24 ans

En 10 ans il y a eu tellement de changement dans les outils mis à disposition des politiques

La possibilité d’adapter le message au public

Les campagnes politiques peuvent exploiter une mine d’informations ou d’analyses sur les personnes qui les suivent sur les médias sociaux et personnaliser leurs messages en fonction de données démographiques sélectionnées. Une campagne peut trouver qu’un message approprié pour les électeurs de moins de 30 ans ne sera pas aussi efficace que pour ceux de plus de 60 ans.

De mesurer l’opinion publique en direct

La valeur des médias sociaux réside dans son immédiateté. Les politiciens et les campagnes ne font absolument rien sans d’abord savoir comment leurs déclarations de politique ou leurs décisions joueront dans l’électorat.

Twitter et Facebook leur permettent d’évaluer instantanément la réaction du public à un problème ou à une controverse. Les politiciens peuvent ensuite ajuster leurs campagnes en conséquence, en temps réel, sans avoir recours à des consultants onéreux ni à des sondages coûteux.

Aujourd’hui l’impact des plateformes de médias sociaux sur nos processus démocratique est indéniable. Mais paradoxalement difficilement mesurable.

Les publicités ciblées au coeur de toutes les manipulation

Ces publicités sont bon marché, peu visibles des observateurs extérieurs et peu traçables, et permettent d’adresser des messages personnalisés à des segments de l’électorat sur les réseaux sociaux.

Manipulations de la Chine à HongKong

La Chine est le deuxième pays en terme de revenus publicitaires sur Facebook après les États-Unis.

La Chine surveille tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux et à l’étranger aussi. Le meilleur moyen de contrôler l’image de la Chine à l’extérieur du pays est notamment d’utiliser le publicitaire sur les médias sociaux !

Par exemple, Xinhua News, a diffusé plusieurs annonces sur Facebook en rapport avec les troubles à Hong Kong en ciblant des pays comme les États-Unis, la Chine, l’Inde et le Mexique.

À Hong Kong une vague de manifestation anti-gouvernementale a eu lieu ces derniers temps contre un projet de loi visant à permettre l’extradition de personnes accusées de crimes contre la Chine continentale.

Les services publicitaires de Twitter ou Facebook sont donc utilisés comme outils de diffusion de la propagande du gouvernement Chinois.

Twitter et Facebook ont réagi en supprimant un certain nombre de comptes qui pourraient être contrôlés par l’État chinois.

Twitter a même déclaré avoir supprimé 936 comptes qui « tentaient délibérément et spécifiquement de semer la discorde politique à Hong Kong » et a affirmé qu’ils n’accepteraient pas de publicité de la part de médias controlés par l’État.

L’encadrement des publicités est très variable d’un pays à l’autre : elles sont globalement interdites en France pendant les périodes électorales, mais autorisées en Allemagne sous conditions, et ne sont quasi pas encadrées dans plusieurs autres pays de l’Union.

L’ingérence et les influences étrangères sur des élections nationales

En Irlande, le référendum sur l’IVG perturbé par des campagnes issues de l’étranger

Les publicités ciblées posent de nombreux problèmes de transparence : en Irlande, la campagne de 2017 pour le référendum sur le droit à l’avortement a été émaillée par la publication de nombreuses publicités ciblées hostiles à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dont un grand nombre émanait du Royaume-Uni et des Etats-Unis. 

Le fiasco de l’élection Trump et l’influence de la Russie

On connait aujourd’hui les vraies implications russes dans l’élection de Donald Trump à la présidence américaine.

D’après les documents remis au Congrès américain un grand nombre de publicités financés par l’organisme russe IRA ont visé des communautés spécifiques aux États-Unis.

IRA : Internet Research Agency. Une agence soutenue directement pas le Kremlin.

Le ciblage de ses pubs russes était réalisé sur des critères politiques. Par exemple : « individu ayant aimé un contenu de Bernie Sanders »

L’IRA a été active sur deux périodes : les primaires américaines et les élections présidentielles.

Au niveau publicitaire, l’IRA a agit finement. Des pubs ciblés sur les fans de Trump qui parle de « l’islamisation de Houston ». D’autres ciblés sur des personnes fans de Martin Luther King qui parle de violence policière, de la fierté d’être noir… D’autres pour les personnes aimant le hip-hop latino ou le Mexique… Et encore pour les utilisateurs s’intéressant à la Gay Pride ou au mariage homosexuel.

Chacune des pubs renvoie vers des pages destinés au ciblage en question avec des fakenews visant à opposer certains groupes à d’autres !

Selon Facebook, en plus de ces publicités, 126 millions d’Américains ont vu entre janvier 2005 et août 2017 l’une des 80 000 publications organiques soupçonnées d’être liées aux intérêts russes !

C’est juste énorme !

Cependant 53% des pubs ont été vu par moins de 1000 personnes.

D’après Young Mie Kim, un universitaire Américain, ces tentatives d’ingérences ne sont pas faites pour influencer le vote américain, mais plutôt pour polariser le débat entre deux camps qui s’affrontent et qui mettent potentiellement en péril la démocratie !

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La personnalisation du Newsfeed est un cauchemar pour la démocratie

Dans une déclaration datant d’il y a quelques mois, Zuckerberg revenait sur le Newsfeed et son fonctionnement. « L’objectif de News Feed est de montrer aux gens les histoires qui les intéressent le plus. » Quel contenu est le plus important pour vous ?

Des phénomènes de polarisation et d’obscurantisme

Les citoyens devraient être exposés à des contenus qu’ils n’auraient pas choisis à l’avance. La sérendipité est une bonne chose. Les rencontres imprévues et imprévues sont essentielles à la démocratie elle-même. De telles rencontres impliquent souvent des sujets et des points de vue que les gens n’ont pas recherchés et que peut-être trouvent assez irritants – mais cela pourrait changer leur vie de manière fondamentale. 

Ils sont en partie importants pour éviter la fragmentation, la polarisation et l’extrémisme, conséquences prévisibles de toute situation dans laquelle des personnes aux vues similaires ne parlent qu’à elles-mêmes.

Ce problème est lié au phénomène de polarisation de groupe, qui prend racine lorsque des personnes qui partagent les mêmes idées se parlent et finissent par penser à une version plus extrême de ce qu’elles pensaient avant de commencer à parler. 

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La Russie et son Internet Research Agency sont sur tous les mauvais coups et s’applique à déstabiliser les démocraties

Faux comptes, publicités, robots… La propagande électorale attribuée à Moscou a été présente dans presque tous les scrutins occidentaux récents.

C’est l’Internet Research Agency (IRA), une organisation effectuant des opérations d’influence sur internet pour le compte du gouvernement russe, qui est à l’origine de la création de milliers de faux profils et fausses pages sur les réseaux sociaux.

Ses activités lui ont d’ailleurs valu le nom de “ferme à troll”, tant elle a diffusé de fausses informations et de “mèmes” pendant les élections. Son objectif : cibler l’électorat démocrate, notamment les noirs-américains, mais aussi les autres minorités ethniques, les jeunes et la communauté LGBT afin de les décourager d’aller voter pour Hillary Clinton.

En catalogne

L’Espagne annonçait dés 2017 avoir transmis des protestations formelles à Moscou et accusait la Russie d’avoir mené une campagne d’influence sur les réseaux sociaux pour soutenir les partis indépendantistes catalans.

Madrid avait repéré un grand nombre de faux comptes sur plusieurs réseaux sociaux liés à la Russieet qui relayaient des messages favorables à l’indépendance de la Catalogne quelques semaines avant le référendum sur l’indépendance.

En France encore pendant les élections présidentielles

En Avril 2017 en plein coeur de la campagne présidentielle, on se souvient des MacronLeaks et des polémique autour de fake news balancée massivement en ligne.

Facebook supprimait alors pas moins de 30.000 comptes qui diffusaient des fake news. ET derrière ces compte in retrouve évidemment la Russie.

En France pendant le mouvement des Gilets Jaunes

La Russie se trouve aussi derrière des centaines de faux comptes qui ont cherché à amplifier la contestation des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.

Selon les analyses menées par la société de cybersécurité New Knowledge, quelque 200 comptes Twitter ont diffusé des photos et des vidéos de personnes grièvement blessées par la police, présentées comme des Gilets jaunes.

Cela représente quelque 1.600 tweets et retweets par jour. Problème : ces images datent d’événements n’ayant rien à voir avec les manifestations qui se déroulent partout en France depuis un mois.

Que fond les plateformes ?

Lutte activement contre la propagation des Fakenews

Depuis 2016, gouvernements et réseaux sociaux ont pris des mesures pour tenter de compliquer la tâche des organes de désinformation. Facebook comme Twitter ont investi dans leurs outils de détection de faux comptes, et annoncent régulièrement le démantèlement de groupes de comptes agissant de manière coordonnée et trompeuse.

Facebook s’engage pour plus de transparence publicitaire autour des achats politiques

Les publicités politiques sont désormais accessibles au public et indiquent qui a payé et combien, et d’où viennent les commanditaires.


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